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Origine de Burnhaupt

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L'histoire de Burnhaupt-le-Haut :

En approchant du croisement du Pont d'Aspach, que l'on vienne de Cernay, Mulhouse, Belfort ou de Masevaux, on voit se détacher de l'horizon une église dominée par un grand clocher très pointu, au reflet vert ; c'est l'église de Burnhaupt-le-Haut. Ce village aux racines anciennes connut grâce à sa situation particulière un rapide développement.

Le relief :

Le relief de la commune est peu accidenté, plat à l'est, légèrement valloné au nord, à l'ouest et au sud. Le village même se trouve à différentes hauteurs. Burnhaupt-le-Haut marque pour ainsi dire la limite entre la plaine d'Alsace et le Sundgau. La dénivellation moyenne pour la commune est de 1/100 d'est en ouest. L'altitude est de 330 m.
Burnhaupt s'est développé en retrait d'un important carrefour en triangle (RN83 / RN466 / RD103) du Pont d'Aspach, aux portes de la trouée de Belfort, au débouché des vallées de Masevaux et de Thann.

Le sous-sol :

Sur tout le ban communal on trouve de nombreuses gravières en exploitation ou abandonnées, elles sont les preuves de la présence d'alluvions. On peut trouver près de la Doller en direction de Guewenheim des traces de fossiles.
En creusant le sol on découvre également des marnes gris bleus. Après de fortes pluies les prés sont encore gorgés d'eau à tel point qu'on s'y enfonce. Ceci explique la présence de quelques étangs et aussi de l'ancienne carrière des tuilerie Lesage.
Le sol a une couleur relativement foncée sur l'ensemble de la commune. La terre a un aspect gris bleu, c'est une terre argileuse, humide, lourde à travailler, mais riche.
Au nord de la commune près de la Doller, le sol a une teinte rougeâtre, il est plus facile à travailler, mais moins fertile car sablonneux.
Là ou se trouvent les marnes gris bleus, il y a de l'eau. La commune est traversée par deux cours d'eau, la Doller, et une rivière oins importante le "Kleebach". La région est par ailleurs riche en sources notamment dans la forêt communale, elles disparaissent un peu plus loin. Dans le village même à proximité de l'église existe une fontaire publique qui coulait tout au long de l'année. Elle existe depuis la fin du XIXème siècle.

Périodes préhistorique, celte et romaine :

Des fouilles effectuées sur le territoire permettent de penser que durant la période préhistorique un chemin a passé à l'ouest de l'actuel village, par le Pont d'Aspach. Y avait-il déjà des habitations à cette époque ou bien ce territoire fut-il simplement occupé par des tribus de passage ?
Plus précises sont les fouilles qui ont permis la mise à jour d'un chemin romain qui passait tout près de Burnhaupt-le-Haut. Cette voie romaine reliait Epomandus (Mandeure) à Mons Brisiacus (Brisach). Une partie de cette route est confondue avec le chemin d'intérêt communal n° 34 qui traverse le territoire du Pont d'Aspach sous le nom de "Klein Ensheimer Weg". On peut d'ailleurs voir le tracé de cette voie sur quelques mètres dans la forêt communale.
Une parcelle du ban se nomme aujourd'hui "Auf der alten strasse". Dans cette route principale s'engageait au Pont d'Aspach une route secondaire venant d'Altkirch.
La route romaine reliait Wittelsheim en passant par l'Ochsenfeld.

Etymologie :

Le nom du village est cité pour la première fois dans un document de l'abbaye de Masevaux en 853, sous le nom de "Brunnehobetum".
Le nom du village a certainement évolué sous l'influence de la déformation populaire à travers les siècles. En voici les principales formes : "Brunnhoupten" (1271), "Brunehobeten" (1301), "Burnehobeten" (1301), "Burnhaupten Supérior" (1441), "Burnhaupten" (1620).
Deux mots se retrouvent dans ce nom : "Brun" une source et "haupt" l'endroit de la source.
De nombreuses sources se trouvent autour des deux Burnhaupt. La source Hagendorn située dans le ban de Burnhaupt-le-Bas est une des plus puissantes.
La particule Supérior est certainement liée à l'appelation du village voisin Burnhaupt-le-Bas, pour différencier les deux communes.
Les deux Burnhaupt ont été souvent étroitement unis par leur passé. Au XIIIème siècle deux Burnhaupt faisaient partie d'un baillage (Vogtei ou AMt). Ce dernier était divisé en deux mairies (Meiertum) à savoir : la mairie supérieure avec les deux Burnhaut et Gildwiller et la mairie inférieure avec Ammertzwiller, Bernwiller, Galfingue, Enschingen, Brinighoffen et les deux Spechbach.

Armoiries :

Les armoiries de Burnhaupt-le-Haut sont d' "azur à un sautoir d'argent ; accompagné de quatre étoiles de même". Ce que l'on peut interprêter ainsi :
La croix de Saint André ou sautoir était souvent l'emblême des meuniers et aussi des partisans des ducs de Bourgogne.
L'argent est le symbole de l'eau et de l'espérance.
Les étoiles jouent un simple rôle de garniture et sont aussi le symbole d'appartenance céleste.
L'écartelure en sautoir qui est aux I et II écartèle aux III et IV ; est souvent le blason d'une famille alliée ou d'une possession dont on veut perpétrer la mémoire.
Ces armoiries ont été attribuées à la commune, sans doute entre 1696 et 1709 : à la suite de l'édit de 1696, prit dans un but fiscal pour donner des ressources au royaume épuisé par les guerres.
2171 villages, 943 villes, 28 communautés, et plus de 116 944 personnes avaient fait alors enregistrer, tantôt volontairement, tantôt obligatoirement leurs armoiries.
Ils ont rapporté 5 800 000 livres au trésor royal.
Le comté de Thann dont dépendait avant la révolution notre commune et celle de Burnhaupt-le-Bas, qui était le siège de la prévôté, portait les mêmes armoiries, avec une seule différence, la pièce honorable et les meubles étaient d'or.

Au Moyen Age :

Au moyen Age, Burnhaupt faisait partie du comté de Ferrette; Les comtes de Ferrette exerçaient leurs droits jusqu'à Thann et tenaient leur domaine de ce côté sous la protection de l'Engelsbourg. Par le mariage de Jeanne de Ferrette avec Albert le Sage d'Autriche, le comté de Ferrette passa à la dynastie des Habsbourg.
Burnhaupt était un village assez important en 1441 avec un recteur et un vicaire. Le village devait payer 26 Marks argent à l'évêque de Bâle comme impôts d'église. Burnhaupt était un des cinq rectorats du décanat de Masevaux.
Une famille noble portait le nom de Burnhaupt. Ils s'appelèrent d'abord Von den Bornen, puis Von Burnhaupt. Ces nobles furent chargés de la prévôté de Burnhaupt. De nos jours on trouve encore des descendants en Allemagne du Nord et dans les pays baltiques. Ministériaux des de Ferrette, ils devaient leur dignité aux Habsbourg. Leur château ne disparut qu'au XVIII siècle. En 1236 on cite Volmar et Ulric. En 1334 Burckart von Burnhaupt épouse la fille d'Oswald d'Illzach. Un Jean von Burnhaupt qui est mort avant 1416 était greffier de la ville de Turckheim. Thiébaud von Burnhaupt est cité en 1446 au château de Bollwiller. Michel von Burnhaupt signa en qualité d'économe de Barthélémy d'Andlau, prince abbé de Murbach, en 1450.
Lors des invasions des Anglais en 1379, le village de Burnhaupt-le-Haut fut détruit. La même épreuve frappa Burnhaupt-le-Bas.
En 1455, le chevalier Henri Reich de Reichenstein reçoit les deux villages de Burnhaupt et de Soppe en gage d'un prêt de 4 000 florins qu'il avait fait à l'archiduc Frédéric IV.
En 1469  Charles le Téméraire se rend maître des possessions données en gage par l'Autriche. Le duc de Bourgogne fit alors rédiger le cartulaire des seigneuries gageries dont la seigneurie de Thann faisait partie. Ce cartulaire donne le tableau détaillé des revenus de la seigneurie. Chaque village faisant partie de la seigneurie était tenu de payer certains impots ou taxes à certaines dates et aussi d'assurer certaines corvées.
A cette époque Burnhaupt-le-Haut était rattaché au couvent de l'Oelenberg surtout par le fait de devoir payer des taxes. Un manuscrit rassemblant les redevances et les revenus annuels que percevait le couvent mentionne tous les villages qui devaient des impôts à l'Oelenberg. Parmi ceux-ci figure aussi Burnhaupt-le-Haut qui devait fournir le dixième de la récolte de blé. Il semble au vu de la liste des impôts que devait payer la commune que celle-ci ait été riche. Il apparaît aussi qu'il devait y avoir beaucoup de vignes.

 

 

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